Edme Bouchardon

« Edmé Bouchardon, ou Edme Bouchardon, né à Chaumont-en-Bassigny le 29 mai 1698 et mort à Paris le 27 juillet 1762, est un sculpteur et dessinateur français.
Sculpteur réputé du milieu du XVIIIe siècle, il nait dans une famille d’artistes. Son père Jean-Baptiste et son frère Jacques-Philippe étaient sculpteurs. Il fut l’élève de Guillaume Coustou avant d’obtenir en 1722 le prix de Rome avec un relief ayant pour sujet Gédéon choisit ses soldats en observant leur manière de boire. Il part en 1723 se perfectionner à l’Académie de France à Rome où il restera neuf ans. Il se trouve dans la cité papale au même moment que le sculpteur Adam, et présente un projet pour la fontaine de Trévi. Il profite également de son séjour pour réaliser une copie du Faune Barberini. À son retour en 1730, il obtint immédiatement (fait rare) un logement au Louvre. Il est nommé sculpteur du roi en 1732, obtint l’agrément de l’Académie en 1733 avant d’être reçu en 1744. Enfin, il en devint professeur en 1745.
Parmi ses réalisations majeures, on compte notamment la fontaine de la rue de Grenelle. Elle illustre son intérêt pour la problématique de cet élément urbain, qu’il avait développé dans son projet pour celle de Trévi. Il commence également la réalisation d’une statue de Louis XV pour la place de la Concorde, statue non achevée. On le considère comme un point d’équilibre entre la sévérité de l’Antique et la grâce du naturel rocaille. Il est également vu comme un précurseur du néoclassicisme en sculpture. On conserve de nombreux dessins et esquisses de sa main. » source

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Thomas Moran

« Thomas Moran (né le 12 février 1837 à Bolton en Angleterre et mort le 25 août 1926 à Santa Barbara en Californie) est un peintre américain de l’Hudson River School qui a souvent peint les Montagnes Rocheuses. La vision de Thomas Moran des paysages de l’Ouest américain fut déterminant pour la création du parc national de Yellowstone. Ses peintures qui avaient saisi la grandeur et la diversité des paysages de Yellowstone furent présentées au Congrès américain par les initiateurs du projet du parc. » source

Thomas Moran,Autumn on the Wissahickon, Hudson River School
Autumn on the Wissahickon

Autumn Afternoon, the Wissahickon

Voir d’autres œuvres ici:
–> part 1
–> part 2
–> part 3

et là quelques dessins et croquis

 

Martin Schongauer

« Martin Schongauer, né vers 1450 à Colmar et mort en 1491 à Vieux-Brisach, est un peintre et graveur alsacien de la fin du Moyen Âge. Graveur (sur bois et sur cuivre) le plus illustre de son temps, sa renommée s’étend jusqu’en Italie (Michel-Ange l’admirait) et aux Pays-Bas. Albrecht Dürer veut devenir son disciple, mais Schongauer meurt prématurément alors que Dürer n’est qu’à quelques jours de voyage de Colmar. » source

le griffon
Le griffon

The Art Institut of Chicago et sur Gallica

Lettrine U Style celte

…d’après l’évangéliaire de Lindisfarne .

U Lindisfarne
format 12×13 papier aquarelle

« L’Enluminure insulaire désigne la production de manuscrits enluminés dans les monastères en Irlande et en Grande-Bretagne entre le  et le début du IXe siècle, ainsi que dans les monastères sous influence insulaire installés sur le continent.

Les types de motifs ornementaux

L’entrelacs est le motif le plus connu des ornements insulaires. Cette décoration n’est pourtant pas propre à l’art celte ni aux enluminures insulaires. Elle se retrouve dans certains papyrus égyptiens, des manuscrits byzantins et italiens, ainsi que dans certains œuvres d’art anglo-saxonne comme dans la tombe de Sutton Hoo. C’est tout de même dans ces manuscrits insulaires que cette décoration est utilisée, à partir du milieu du VIIe siècle de manière quasi-systématique. Cet ornement permet de remplir plusieurs types d’enluminure, aussi bien des lettrines, des cadres, des marges, des pages tapis. On peut distinguer différents types d’entrelacs : ils sont simples, doubles ou triples.

Parmi les motifs rectilignes, on peut distinguer les obliques, les damiers, les clés, ainsi que les grecques diagonales. Parmi les motifs curvilignes, se distinguent les cercles, les spirales, les enroulements tourbillonnant, ainsi que les motifs sphériques à la trompette.

Les motifs zoomorphes servent généralement de prolongement aux entrelacs : les têtes se trouvent à une extrémité et il faut parfois retrouver l’autre extrémité de l’entrelacs pour retrouver un arrière-train. Dans un premier temps, leur caractère reste très schématique et il est difficile de distinguer une espèce particulière. À partir des évangiles de Lindisfarne, certains types d’animaux commencent à apparaître avec plus de réalisme : des chiens, des rapaces, rappelant l’art de la chasse appréciée par les élites anglo-saxonnes. » source

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Rectangle d’harmonie (suite)

Un commentaire récent sur le premier article consacré au rectangle harmonieux, m’a donné envie de faire à nouveau quelques recherches …

Voici un passage, consacré à l’emploi des consonances musicales, tiré de « La géométrie secrète des peintres », un ouvrage complexe mais passionnant dont je lis les chapitres à doses homéopathiques 🙂

Harmonie…musicale !! Encore des mathématiques : oui, mais…

Comme au Moyen Âge on les rattache à Pythagore à travers le Timée de Platon, et on cherche en elles le sens secret de l’univers ; mais leur connaissance est devenue beaucoup plus précise ; et surtout il ne s’agit pas des mêmes mathématiques.
Au Moyen Âge, toutes les recherches se faisaient à la pointe du compas. Cela permettait l’emploi courant des quantités incommensurables, et en particulier, de la proportion d’or : travail de géométrie pratique, conforme à des procédés, à des trucs d’atelier qu’embellissait une mystique, mais travail d’artisan malgré tout. La génération de l’humanisme
(dont Leon Battista Alberti pour l’architecture et Piero della Francesca pour la peinture) se plonge au contraire dans les livres. […]
Le résultat, c’est d’abord la précision, les idées claires, les calculs exacts sur les nombres ; et par là une désaffection grandissante pour les tracés au compas qu’on ne peut calculer, tandis que croît le goût des rapports simples et mesurables : c’est le désir de rattacher les arts plastiques à l’art majeur qu’est la musique par l’emploi des rapports musicaux. […]

 Alberti explique que les intervalles musicaux agréables à l’oreille, l’octave, la quinte et la quarte correspondent à la division d’une corde en 2, en 3 ou en 4 (1/2, 2/3, 3/4). Ces proportions qu’on appelle à l’époque diapason, diapente, et diatessaron, serviront aussi de base aux arts plastiques, et d’abord à l’architecture. […]

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