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Fin octobre, de retour à Lille 🙂

 

… et même un peu plus loin jusqu’à Cassel pour voir la dernière exposition au musée de Flandre « Entre Rubens et van Dyck, Gaspar de Crayer ».

Quelques visuels :
Gaspar de Crayer Cardinal-Infante Ferdinand of Austria
Philippe IV d’Espagne avec son page
Philip IV  in Parade Armor
Job sur le tas de fumier
Portrait d’une dame éminente
Étude de la tête d’un jeune Maure
Le martyre de Sainte Catherine
Pietà avec les portraits de Henric van Dongelberghe, bourgmestre de Bruxelles, et de sa femme Adriana Borluut
Antoon van Dyck Portrait de Gaspard de Crayer
Rubens The Adoration of the Magi

Ci-dessous quelques œuvres du musée :

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Fabricant de vernis, encyclopédie Panckoucke, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Diderot et D'Alembert

Le marchand de couleurs

…ou la boutique de l’épicier !

On appelle à Paris le corps des épiciers, ceux des six corps de marchands où se fait le commerce des drogues, et autres marchandises comprises sous le nom d’épicerie : il est le second des six corps, et a rang après celui de la draperie. Source 

Les six corps de marchands : drapiers/épiciers/merciers/fourreurs/bonnetiers/orfèvres
Le corps d’épicerie : apothicaires/droguistes/confituriers /ciriers/ ciergiers

Corps des épiciers,Fabricant de vernis, encyclopédie Panckoucke, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Diderot et D'Alembert

Cette planche (répertoriée sous le nom Peinture en bâtimens ou encore Fabricant de vernis pour les bâtimens, meubles, voitures…) fait partie du quatrième tome du recueil de planches de Encyclopédie méthodique, dite « Encyclopédie Panckoucke .

Robert Bénard  : spécialisé dans la technique du burin, il est principalement renommé pour avoir fourni une quantité importante de planches à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, à partir de 1754 (vol. IV). Il dirige la gravure de la Suite du recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux et les arts mécaniques (Planches, Supplément, 1777), travaille à à l’édition de Genève de l’Encyclopédie, dont il dirige aussi la gravure, et à celle de l’Encyclopédie méthodique. Il travaille également pour l’Académie des Sciences, notamment pour les Descriptions des Arts et Métiers. source

C’est donc à la boutique de l’épicier que l’artiste pouvait se procurer ses couleurs, vernis, toiles et autres fournitures dont il avait besoin pour exercer son art.

L’Encyclopédie méthodique, dite « Panckoucke » fut publiée par Charles-Joseph Panckoucke puis par sa veuve et son gendre entre 1782 et 1832, et fut l’œuvre d’une centaine d’auteurs. Elle compte plus de 200 volumes.
À la différence de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d’Alembert, dont les articles sont présentés par ordre alphabétique, les connaissances humaines y sont réparties en 27 disciplines, chacune faisant l’objet d’un dictionnaire spécialisé.source

 

Autres planches à regarder pour le plaisir : Recueil de planches, sur les sciences, les arts libéraux, et les arts méchaniques

Technique mixte alternée : maigre sur gras !

« Un procédé mixte n’est pas en soi une technique où se trouvent présents dans le liant des éléments opposés, maigres et gras ; si l’on peint avec un liant mixte mais unique dans toutes les couches du tableau, la technique est homogène.

Pour qu’un procédé soit mixte, il faut que des liants à caractères différents se trouvent combinés dans différentes couches du tableau. » Source

Article à venir…

Le retable de Tauberbischofsheim : description de la Crucifixion par Huysmans

retable de Tauberbischofsheim,

À lire (ou relire) la description de la Crucifixion du  retable de Tauberbischofsheim dans un roman de Joris-Karl Huysmans intitulé « Là -Bas ».

L’ouvrage à consulter ici ou encore

Extrait à écouter ici (de 13:00 jusqu’à 23:40) et/ou à lire ci-dessous :

« C’était en Allemagne, devant une crucifixion de Mathaeus Grünewald.
Et il frissonna dans son fauteuil et ferma presque douloureusement les yeux. Avec une extraordinaire lucidité, il revoyait ce tableau, là, devant lui, maintenant qu’il l’évoquait ; et ce cri d’admiration qu’il avait poussé, en entrant dans la petite salle du Musée de Cassel, il le hurlait mentalement encore, alors que, dans sa chambre, le Christ se dressait, formidable, sur sa croix, dont le tronc était traversé, en guise de bras, par une branche d’arbre mal écorcée qui se courbait, ainsi qu’un arc sous le poids du corps.

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Encollage à la colle de peau d’une toile brute

Une fois la toile de lin montée sur son châssis et parfaitement tendue, la méthode d’encollage à la colle de peau se fait traditionnellement à chaud au spalter (ou mieux au sabre ) et à plat.

Pour un encollage régulier, il est conseillé de pratiquer l’application par zones carrées successives –> procédé de recouvrement dit « en damiers ».

Le geste doit être rapide, la couche fine et  il est préconisé d’éviter à tout prix (dixit Pierre Garcia ) que la colle ne passe de l’autre côté pour des questions d’irrégularité de tensions. Autant dire que c’ est quasi « mission impossible »… en tout cas, pour moi !!

Aussi, j’ai donc décidé de tester l’idée, un peu saugrenue voire contestable, selon laquelle il était possible d’étaler la colle sous sa forme gélifiée à température ambiante et en utilisant la chaleur des mains pour lisser…

Pour commencer, j’utilise une petite spatule en plastique pour étaler le plus régulièrement possible la colle de peau. Je procède  par petites zones successives  afin de garnir toute la surface puis je lisse très doucement l’ensemble avec la main bien à plat : dès le premier passage et après séchage, la toile est restée parfaitement tendue et je constate un petit scintillement régulier sur toute la surface qui (toujours d’après P.Garcia) montre que l’encollage a été correctement exécuté 🙂 🙂

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