Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

Voilà bien une exposition que je n’allais surtout pas manquer 🙂

Il y a un tel concentré de  beauté que mes mots sembleraient bien pauvres pour décrire les sensations ressenties …Il m’a été très difficile de me détacher d’un tableau pour passer au suivant car les scènes m’ont enveloppée et  littéralement absorbée.

Je garde encore en mémoire le rendu des couleurs, les scintillements de lumière (notamment dans La Laitière qui, exposée proche de la Dentellière, lui vole la vedette!!), le traité des matières comme le satin, les tapis dont on sent la douceur de chaque point, la fourrure, les broderies d’or et d’argent sur le bas des robes …Et ce cadre doré dans le tableau de Metsu semble presque plus vrai que celui qui encadre l’œuvre elle-même !

Les représentations virtuelles sont à « mille lieues » de la réalité comme le petit bijou de 16cms par 12 de Frans van Mieris.

J’ai juste pris quelques notes rapides sur place et misé sur ma mémoire visuelle pour les retrouver  sur le net en acceptant le risque possible d’erreur (s)…

**Erratum –> Ces œuvres ne font pas partie de l’expo !
Voir tous les liens et tous les visuels des œuvres exposées

Le Tjasker et les champs de blanchiment près de Haarlem

Un tout petit moulin… au ras du sol !

tjasker, champ de blanchiment, Jacob van Ruisdael, moulin à vent, Haarlem,pays-bas,polders,asséchement marécage

tjasker, champ de blanchiment, Jacob van Ruisdael, moulin à vent, Haarlem,pays-bas,polders,asséchement marécage

 

J’ai relevé ce détail sur une œuvre de Jacob van Ruisdael intitulée « Vue de Haarlem avec  champs de blanchiment  » ici :

tjasker, champ de blanchiment, Jacob van Ruisdael, moulin à vent, Haarlem,pays-bas,polders,asséchement marécage
55,5 x 62

ou sur cette autre là :

tjasker, champ de blanchiment, Jacob van Ruisdael, moulin à vent, Haarlem,pays-bas,polders,asséchement marécage
38 x 43

Le tjasker représente la forme la plus simple du moulin à vent. Il est utilisé aux Pays-Bas, d’où il est originaire et utilisé depuis le XVIe siècle, exclusivement pour pomper l’eau. Il se compose d’un arbre incliné portant les ailes, reposant sur un pilier central, et prolongé vers le bas d’une vis d’Archimède. L’eau est élevée à une faible hauteur, mais suffisante pour permettre son évacuation. Il n’y a pas de dispositif d’orientation, le moulin est simplement orienté manuellement vers les vents dominants. Aujourd’hui remplacé par des pompes motorisées, il en subsiste encore environ 25 aux Pays-Bas, dont 11 en Frise, et quelques exemplaires en Allemagne. source

tjasker, champ de blanchiment, Jacob van Ruisdael, moulin à vent, Haarlem,pays-bas,polders,asséchement marécage,Frise

tjasker, champ de blanchiment, Jacob van Ruisdael, moulin à vent, Haarlem,pays-bas,polders,asséchement marécage,Frise

tjasker

Et pour info: Pourquoi l’herbe blanchit la fibre végétale ?

 

Marià Josep Bernat Fortuny y Marsal

Marià Josep Bernat Fortuny y Marsal (1838-1874) est un peintre catalan, connu sous le nom italien de Mariano Fortuny. Ses tableaux de genre ont connu un succès énorme vers 1870, le sommet de sa gloire coïncidant avec les débuts de l’impressionnisme sans qu’il ait fait partie de ce mouvement pictural. À mi-chemin entre ces deux courants, il est aussi classé dans les orientalistes par les peintures qu’il a effectuées après son voyage au Maroc (1860-1862). Son ami le baron Jean Charles Davillier a publié une étude sur la vie et le travail du peintre. source

Marià Josep Bernat Fortuny y Marsal ,peintre catalan Marià Josep Bernat Fortuny y Marsal , peintre catalan

Voir ses œuvres sur le site du Musée du Prado

et

Christen Dalsgaard

Christen Dalsgaard (30 October 1824 – 11 February 1907) was a Danish painter, a late student of Christoffer Wilhelm Eckersberg. source
Christen Dalsgaard,peintre danois

Christen Dalsgaard, peintre danois

Voir d’autres œuvres

Préparation d’un vernis-gel ou gelée flamande

Ci-dessous détail du tableau de Marteen VAN HEEMSKERCK « Saint Luc peignant la Vierge »

« Avec ce médium, le peintre donne à ses figures l’apparence de la vie qui anime ses modèles. » En fait, à travers ces couleurs et ce médium, qualifié par Arasse d’« infime goutte de vie », ce sont tous les concepts de la physico-chimie de la peinture qui transparaissent. En particulier, l’ajout d’un tel gel va pouvoir modifier la fluidité de la matière picturale, la saturation de la couleur et produire des effets spécifiques sur l’œuvre finale tels qu’une matière lisse et brillante ou un empâtement qui révèle une texture grâce au mouvement du pinceau durant le geste du peintre. Aujourd’hui, la reconstitution de ces produits, en suivant des procédés décrits de manière plus ou moins précise dans des livres de recettes, combinée à l’analyse de leur propriétés rhéologiques, nous renseignent sur l’écoulement de la matière picturale sous l’effet du pinceau, la formation du film de peinture et son séchage, et de là, sur les motivations qui ont conduit à ces formules chimiques souvent complexes. Par exemple, pour s’en tenir à cette matière sous forme de gel sur la palette de Van Heemskerck, la propriété thixotrope du produit fait que la peinture va s’écouler doucement et facilement sous le geste du pinceau puis, lorsque la main se relèvera, que la matière restera en place et ne s’écoulera plus. « source

Lire la suite