Tous les articles par Smaragdine

Encollage à la colle de peau d’une toile brute

Une fois la toile de lin montée sur son châssis et parfaitement tendue, la méthode d’encollage à la colle de peau se fait traditionnellement à chaud au spalter (ou mieux au sabre ) et à plat.

Pour un encollage régulier, il est conseillé de pratiquer l’application par zones carrées successives –> procédé de recouvrement dit « en damiers ».

Le geste doit être rapide, la couche fine et  il est préconisé d’éviter à tout prix (dixit Pierre Garcia ) que la colle ne passe de l’autre côté pour des questions d’irrégularité de tensions. Autant dire que c’ est quasi « mission impossible »… en tout cas, pour moi !!

Aussi, j’ai donc décidé de tester l’idée, un peu saugrenue voire contestable, selon laquelle il était possible d’étaler la colle sous sa forme gélifiée à température ambiante et en utilisant la chaleur des mains pour lisser…

Pour commencer, j’utilise une petite spatule en plastique pour étaler le plus régulièrement possible la colle de peau. Je procède  par petites zones successives  afin de garnir toute la surface puis je lisse très doucement l’ensemble avec la main bien à plat : dès le premier passage et après séchage, la toile est restée parfaitement tendue et je constate un petit scintillement régulier sur toute la surface qui (toujours d’après P.Garcia) montre que l’encollage a été correctement exécuté 🙂 🙂

Après séchage, je passe un très léger coup de papier de verre fin  pour coucher les fibres et je fais deux autres applications de colle de peau .

Le résultat final est très satisfaisant : très peu de colle a traversé la toile si ce n’est près des montants du châssis où j’avais d’ailleurs pris la précaution de glisser un morceau de rhodoïd pour éviter la prise de la toile sur le bois. L’ impression grasse suivra  plus tard …

PS : j’ai aussi passé de la colle de peau sur les bords.

 

 

 

 

Montage d’une toile brute sur châssis

C’est l’ouvrage « Le métier du peintre »de Pierre Garcia qui  m’a principalement servi de guide cette fois encore.

Mais pour commencer, concernant la toile de lin brute :
– décatir ou pas ? Les avis sont partagés …les apprêts utilisés aujourd’hui diffèrent sans aucun doute de ceux d’autrefois.

La toile ne doit pas être décatie (apprêt enlevé par lavage ou autre), sinon elle deviendrait perméable et la colle passerait à travers la toile. Plier la toile de lin et la frapper au marteau sur le sol, pour la casser, sinon, la colle va fuser de partout.Claude Yvel

Fournitures :
 un morceau de toile de lin non décatie
baguettes chanfreinées pour châssis ou encore  ici
une agrafeuse manuelle
Pince à tendre
une paire de ciseaux

Un peu de couture !

Lire la suite

Les effigies des peintres célèbres des Pays-Bas.

Jérôme Cock commanda à Dominique Lampson, humaniste, poète et artiste brugeois d’illustrer par des poésies une série de portraits d’artistes des Pays-Bas. L’ouvrage sera publié en 1572, sous le titre original en latin de Pictorum aliquot celebrium Germaniae inferioris effigies. Ces gravures sont accompagnées de vers rédigés en latin, évoquant les œuvres principales de l’artiste dépeint, son mérite ou encore certains éléments de sa vie. Ces textes furent traduits en néerlandais dans Le grand livre des peintres de Karel van Mander, puis en français par Henri Hymans*. source

*Textes disponibles ici : vol1 et vol2

J’ai recopié quelques traductions  sous certains portraits comme sous celui de Jan van Scorel : « Je serai toujours vanté comme le premier qui démontra aux Belges que celui qui veut être peintre doit avoir vu Rome, usé mille pinceaux, beaucoup de couleur, et, en outre, avoir produit à cette école beaucoup d’œuvres dignes d’être louées, avant que de pouvoir être dignement qualifié artiste« 

Source des images  : celle de Jérôme Cock manquante provient du site de l’Institut Néerlandais.

Les effigies et autres portraits d’ artistes qui ont prospéré en Europe sont parfois associés à une de leurs œuvres.

 

 

Exposition Maximilien Luce

Petit tour d’horizon (partiel) de cette exposition qui a eu lieu au  Musée de Louviers (Eure) consacrée à Maximilien Luce  : une belle opportunité pour moi de redécouvrir ce peintre néo-impressionniste.

Lire la suite