Le style troubadour en peinture

Le terme de « troubadour » a été utilisé vers 1880 pour qualifier (et s’en moquer) des peintures du début du XIXe siècle illustrant un Moyen Âge doucereux et mythique, plus proche des contes de fées que de la réalité historique. Ensuite, par extension, ce terme fut attribué à des œuvres diverses (sculptures, mobilier, objets, tapisseries…), le dénominateur commun étant le goût pour le Moyen Âge.
Sous ce terme de troubadour, comme l’a souligné l’exposition pionnière organisée au musée de Bourg-en-Bresse en 1971, Le Style troubadour, on a fini par réunir des ensembles hétéroclites et, en ce qui concerne la peinture, trois générations d’artistes. Source

Pour info : Monastère de Brou à Bourg-en-Bresse
Lire aussi—>Introduction à la visite du monument

 

Raffael et La Fornarina Jean-Auguste-Dominique INGRES

« La place de la peinture troubadour dans l’œuvre d’Ingres
Entre 1813 et 1819, Ingres réalise une trentaine d’œuvres (peintures et dessins) qui relèvent de ce que l’on nomme la « peinture troubadour ». Par la suite, il reprend souvent les mêmes sujets en introduisant chaque fois des variantes : ainsi il existe sept versions de Paolo et Francesca et cinq versions de Raphaël et la Fornarina réalisée entre 1813 et 1846. La pratique de l’auto citation ainsi que la reprise des mêmes sujets avec quelques variantes sont des procédés qui caractérisent l’art d’Ingres et on les rencontre dans toutes ses œuvres.

Trois thèmes dominent :
La vie des peintres avec notamment celle de son peintre favori Raphaël
La vie des monarques par exemple celle d’Henri IV
Le Moyen Age et l’inspiration littéraire avec Paolo et Francesca » source

Une double exposition  a eu lieu en 2014 :

  • L’invention du passé- Histoires de cœur et d’épée au musée des Beaux-Arts de Lyon
  • L’invention du passé-Gothique mon amour au Monastère royal de Brou 

Dossier de presse

« L’exposition s’intéresse à la représentation de l’Histoire dans les arts figurés en Europe au XIXe siècle, et plus particulièrement au regard porté par les artistes sur le Moyen Âge, la Renaissance et le XVIIe siècle.

Elle est la première depuis plus de quarante ans à être consacrée à ce courant artistique majeur, réunissant dans un vaste panorama Dominique Ingres, Paul Delaroche et leurs contemporains européens. Sous leur pinceau prennent vie les amours et les destins tragiques des rois et des reines, des princesses et des héros, de Du Guesclin à Bayard, de saint Louis à Henri IV, de Jeanne d’Arc à Marie Stuart. » Source

À propos du tableau de Pierre Révoil « Le tournoi »  voici un petit jeu amusant–> Le tournoi des 7 erreurs 

 

mémo : L’Arétin, Le Tasse , Jean Goujon

Sources  de la galerie présentée ci-dessus

Jean-Auguste-Dominique Ingres :
L’Arétin et l’envoyé de Charles Quint   –>À lire
Paolo et Francesca (une de 7 versions)
Joseph-François Ducq : Antonello de Messine dans l’atelier de Jan van Eyck
Paul Delaroche : l’éxécution de Lady Jane Grey
Jean-Antoine Laurent : Gutemberg inventant l’imprimerie
Pierre-Nolasque Bergeret : L’Arétin dans l’atelier du Tintoret
Fleury François Richard :
François Ier montre à Marguerite de Navarre, sa sœur, les vers qu’il vient d’écrire sur une vitre avec son diamant
Jean-Louis Ducis : Le Tasse lisant des vers à Eléonore d’Este
Marie-Philippe-Coupin de la Couperie Les amours funestes de Francesca de Rimini
Jean-Baptiste Mallet : La salle de bain gothique
Alexandre-Évariste Fragonard : Diane de Poitiers dans l’atelier de Jean Goujon
Francisco Hayez : Le dernier baiser de Roméo et Juliette

Voir les extraits du catalogue en 2 tomes :

 

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