Archives de catégorie : Histoire de l’art

Le retable de Tauberbischofsheim : description de la Crucifixion par Huysmans

retable de Tauberbischofsheim,

À lire (ou relire) la description de la Crucifixion du  retable de Tauberbischofsheim dans un roman de Joris-Karl Huysmans intitulé « Là -Bas ».

L’ouvrage à consulter ici ou encore

Extrait à écouter ici (de 13:00 jusqu’à 23:40) et/ou à lire ci-dessous :

« C’était en Allemagne, devant une crucifixion de Mathaeus Grünewald.
Et il frissonna dans son fauteuil et ferma presque douloureusement les yeux. Avec une extraordinaire lucidité, il revoyait ce tableau, là, devant lui, maintenant qu’il l’évoquait ; et ce cri d’admiration qu’il avait poussé, en entrant dans la petite salle du Musée de Cassel, il le hurlait mentalement encore, alors que, dans sa chambre, le Christ se dressait, formidable, sur sa croix, dont le tronc était traversé, en guise de bras, par une branche d’arbre mal écorcée qui se courbait, ainsi qu’un arc sous le poids du corps.

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Les effigies des peintres célèbres des Pays-Bas.

Jérôme Cock commanda à Dominique Lampson, humaniste, poète et artiste brugeois d’illustrer par des poésies une série de portraits d’artistes des Pays-Bas. L’ouvrage sera publié en 1572, sous le titre original en latin de Pictorum aliquot celebrium Germaniae inferioris effigies. Ces gravures sont accompagnées de vers rédigés en latin, évoquant les œuvres principales de l’artiste dépeint, son mérite ou encore certains éléments de sa vie. Ces textes furent traduits en néerlandais dans Le grand livre des peintres de Karel van Mander, puis en français par Henri Hymans*. source

*Textes disponibles ici : vol1 et vol2

J’ai recopié quelques traductions  sous certains portraits comme sous celui de Jan van Scorel : « Je serai toujours vanté comme le premier qui démontra aux Belges que celui qui veut être peintre doit avoir vu Rome, usé mille pinceaux, beaucoup de couleur, et, en outre, avoir produit à cette école beaucoup d’œuvres dignes d’être louées, avant que de pouvoir être dignement qualifié artiste« 

Source des images  : celle de Jérôme Cock manquante provient du site de l’Institut Néerlandais.

Les effigies et autres portraits d’ artistes qui ont prospéré en Europe sont parfois associés à une de leurs œuvres.

 

 

Antoine Borel,dessin,Le Bernin,

Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin

Il y a quelques mois, au cours de mes flâneries sur la « toile », un dessin a retenu mon attention mais, comme souvent hélas, je ne pense pas à noter son emplacement d’origine 🙁

Aujourd’hui,  je le retrouve enfin dans les collections numérisées de la Bibliothèque numérique de l’INHA 🙂
Il s’agit d’une copie faite par Antoine Borel d’après un tableau de la Galerie des Ducs d’Orléans.

Antoine Borel,dessin,Le Bernin,
Pierre noire, mine de plomb, encre noire et lavis 34×43 cm

La curiosité me pousse à en savoir plus : le titre indiqué sur le dessin est « La méditation« . Je décide de me mettre en quête dudit tableau sans aucune indication supplémentaire pour m’aider …Après moult méandres et de recoupements, je trouve dans un des catalogues « Description des tableaux du Palais Royal« un texte qui semble bien correspondre au sujet. Cette fois, le titre devient « Un étudiant » et le peintre serait de Jean Laurent Bernin (on s’étonnera de la date de décès du peintre en 1640!)

INHA,Palais Royal,Le Bernin,

edit : autre description (avec cette fois la bonne date de décès)

Voilà, j’ai un titre, un peintre mais toujours pas d’œuvre à voir sauf peut-être celle-ci mais …est-elle de la main du maître ou de son entourage ??

Le Bernin, Saint Jean
Saint Jean lisant

 

 

La contre-épreuve

En 2013, j’avais réalisé une copie d’après Hubert Robert dont j’avais trouvé le dessin dans un livre sous le titre « Bord de la Marne »…!!

Je découvre récemment  la contre-épreuve sous le titre « Couple de pêcheurs et promeneurs sur le bord d’une rivière » :

Hubert Robert,sanguine,pëcheurs, promeneurs, rivière
Contre-épreuve

Voici une belle occasion de rapporter ici  la « Place de la contre-épreuve dans le travail d’Hubert Robert

Après avoir achevé un dessin, Hubert Robert en tirait immédiatement une contre-épreuve pour une utilité future. Selon Sarah Catala, «les échanges de contre-épreuves fréquents entre pensionnaires de l’Académie de France à Rome, ajoutés à l’usage de donner à son mécène les dessins illustrant les sites prestigieux visités lors de voyages explique cette pratique. La réplique inversée, conservée en atelier, permet de fixer le souvenir d’une sanguine destinée à la vente ou d’être rehaussée d’encre pour être vendue à son tour. »
Une source inépuisable d’inspiration
La technique de la contre-épreuve permet de garder trace d’une sanguine vendue ou offerte. Gardées en atelier durant plusieurs années, copiées en partie ou en totalité, les contre -épreuves inspirent fréquemment de nouvelles compositions. » source