Glossaire Mai 2016

Quelques  nouvelles « entrées »

Bonnardiser ou Bonnarder :

« Il arrivait à Pierre Bonnard, devenu célèbre, de retoucher ses toiles une fois celle-ci achetées et exposées dans un musée. Ses amis appelaient ça « bonnarder » ou « bonnardiser ». Un journaliste relate, en 1943, cette attitude devenue visiblement coutumière.
« Au musée de Grenoble puis au musée du Luxembourg, il lui arriva de guetter le passage d’un gardien d’une salle à l’autre, de sortir d’une poche une minuscule boîte garnie de deux ou trois tubes et, d’un bout de pinceau, d’améliorer furtivement de quelques touches un détail qui le préoccupait. Et, son coup fait, de disparaître, radieux, comme un collégien après une inscription vengeresse au tableau noir. » source

Louchir
Se dit d’un liquide qui perd sa transparence (louchissement d’un vernis Dammar par exemple)

Columelle :
Partie reliant  l’extrémité du nez et le philtrum

Philtrum
Dépression en forme de gouttière qui relie la base du nez à la lèvre supérieure .

Selon le roman « L’Empire des Anges » de Bernard Werber, le philtrum est aussi appelé « doigt de l’ange » ce dernier venant au berceau d’un nouveau-né lui poser un doigt sur la bouche, lui signifiant ainsi de ne pas révéler les secrets de la Création, et lui donnant dans le même temps son innocence. source

Allégorie de la peinture d’après Lagrenée

ou…L’Amour des Arts console la Peinture des écrits ridicules et envenimés de ses ennemis.

Ma dernière copie terminée :)

Lagrenée
Huile sur toile format 5 Figure

L’original se trouve au musée du Louvre mais n’est, semble-t-il,  pas visible actuellement.
Ce tableau est une réponse du peintre face aux critiques…

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La toile à peindre

« La toile a peu à peu supplanté le bois, car elle se prête plus facilement à toutes les utilisations. Au début, les artistes ont employé le lin,matériau très fin. Puis dès le 17ème siècle, apparaît le chanvre, matériau plus grossier, mais moins coûteux, puis ensuite le lin sergé et la toile de jute. Les artistes jouent avec le tissage de la toile qui reste parfois visible sous la peinture. »  source

La serge, qui est l’une des 3 armures principales du tissage, se caractérise par des côtes obliques sur l’endroit et sont unis sur l’envers . source

Claude Lorrain a  utilisé ce type de toile pour beaucoup de ses tableaux . source

En zoomant, on peut  constater ici ,par exemple, les « petits traits » obliques du tissage.

zoom

Vermeer : la récidive

En 2010 première tentative hasardeuse (que certains d’entre vous connaissent !)
En 2013 l’étude du regard
En 2015 visite « à domicile »
Enfin en 2016, je me lance à nouveau dans cette folie douce : copier Vermeer…

Ce tableau appartient au genre pictural appelé tronie .

Le format original de la Jeune fille à la perle »est de 44,5 x 39 cm.

(Par facilité, j’ai opté pour un format F8 : force est de constater que cela ne correspond plus à l’effet « quasi carré » choisi par Vermeer )

Sur le site de la Bibliothèque de l’Université d’Amsterdam j’ai trouvé un texte vraiment intéressant relatant l’examen scientifique de « La jeune fille à perle ».

C’est aussi avec beaucoup d’attention que j’ai parcouru le célèbre site Essential Vermeer qui fournit une mine d’informations sur le peintre et sa technique.

Voici une image provenant du MET : c’est l’œuvre avant sa restauration de 1994.  On y voit  la signature de Vermeer en haut à gauche .

« Ce travail donne lieu à une véritable mise en scène puisqu’il se déroule non pas dans le secret du laboratoire du musée, mais sous les yeux mêmes du public. Le vieux vernis jauni est alors enlevé et remplacé, rendant aux couleurs leur éclat d’origine.
Ce nettoyage a révélé un petit point de couleur constitué de deux taches roses superposées, et figurant un reflet humide juste au-dessous de la commissure gauche des lèvres du modèle. À l’inverse, une petite tache blanche sur la perle, d’une autre main que celle de Vermeer, a été ôtée. » source

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Sur la peinture du portrait : les conseils d’Élisabeth Vigée-Lebrun

À la fin du magnifique livre « Souvenirs« , l’artiste écrit ceci :

« J’ai désiré placer à la fin de ce volume les conseils que j’ai écrits pour ma nièce, madame Le Franc, qui peuvent être utiles aux femmes qui se destinent à peindre le portrait. »

vigee-le-brun-

Alain Yvars, qui a eu la généreuse idée de relater quelques extraits du tome troisième de l’ouvrage, m’a donné envie de partager à mon tour une partie des conseils donnés par cette merveilleuse portraitiste.

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