Lettrine U Style celte

…d’après l’évangéliaire de Lindisfarne .

U Lindisfarne
format 12×13 papier aquarelle

« L’Enluminure insulaire désigne la production de manuscrits enluminés dans les monastères en Irlande et en Grande-Bretagne entre le  et le début du IXe siècle, ainsi que dans les monastères sous influence insulaire installés sur le continent.

Les types de motifs ornementaux

L’entrelacs est le motif le plus connu des ornements insulaires. Cette décoration n’est pourtant pas propre à l’art celte ni aux enluminures insulaires. Elle se retrouve dans certains papyrus égyptiens, des manuscrits byzantins et italiens, ainsi que dans certains œuvres d’art anglo-saxonne comme dans la tombe de Sutton Hoo. C’est tout de même dans ces manuscrits insulaires que cette décoration est utilisée, à partir du milieu du VIIe siècle de manière quasi-systématique. Cet ornement permet de remplir plusieurs types d’enluminure, aussi bien des lettrines, des cadres, des marges, des pages tapis. On peut distinguer différents types d’entrelacs : ils sont simples, doubles ou triples.

Parmi les motifs rectilignes, on peut distinguer les obliques, les damiers, les clés, ainsi que les grecques diagonales. Parmi les motifs curvilignes, se distinguent les cercles, les spirales, les enroulements tourbillonnant, ainsi que les motifs sphériques à la trompette.

Les motifs zoomorphes servent généralement de prolongement aux entrelacs : les têtes se trouvent à une extrémité et il faut parfois retrouver l’autre extrémité de l’entrelacs pour retrouver un arrière-train. Dans un premier temps, leur caractère reste très schématique et il est difficile de distinguer une espèce particulière. À partir des évangiles de Lindisfarne, certains types d’animaux commencent à apparaître avec plus de réalisme : des chiens, des rapaces, rappelant l’art de la chasse appréciée par les élites anglo-saxonnes. » source

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Rectangle d’harmonie (suite)

Un commentaire récent sur le premier article consacré au rectangle harmonieux, m’a donné envie de faire à nouveau quelques recherches …

Voici un passage, consacré à l’emploi des consonances musicales, tiré de « La géométrie secrète des peintres », un ouvrage complexe mais passionnant dont je lis les chapitres à doses homéopathiques :)

Harmonie…musicale !! Encore des mathématiques : oui, mais…

Comme au Moyen Âge on les rattache à Pythagore à travers le Timée de Platon, et on cherche en elles le sens secret de l’univers ; mais leur connaissance est devenue beaucoup plus précise ; et surtout il ne s’agit pas des mêmes mathématiques.
Au Moyen Âge, toutes les recherches se faisaient à la pointe du compas. Cela permettait l’emploi courant des quantités incommensurables, et en particulier, de la proportion d’or : travail de géométrie pratique, conforme à des procédés, à des trucs d’atelier qu’embellissait une mystique, mais travail d’artisan malgré tout. La génération de l’humanisme
(dont Leon Battista Alberti pour l’architecture et Piero della Francesca pour la peinture) se plonge au contraire dans les livres. […]
Le résultat, c’est d’abord la précision, les idées claires, les calculs exacts sur les nombres ; et par là une désaffection grandissante pour les tracés au compas qu’on ne peut calculer, tandis que croît le goût des rapports simples et mesurables : c’est le désir de rattacher les arts plastiques à l’art majeur qu’est la musique par l’emploi des rapports musicaux. […]

 Alberti explique que les intervalles musicaux agréables à l’oreille, l’octave, la quinte et la quarte correspondent à la division d’une corde en 2, en 3 ou en 4 (1/2, 2/3, 3/4). Ces proportions qu’on appelle à l’époque diapason, diapente, et diatessaron, serviront aussi de base aux arts plastiques, et d’abord à l’architecture. […]

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Voltaire

Tel est le fanatisme : c’est un monstre sans cœur, sans yeux, et sans oreilles. Il ose se dire le fils de la religion, il se cache sous sa robe, et, dès qu’on veut le réprimer, il crie : Au secours, on égorge ma mère !

source

Initiation à l’enluminure

J’ai récemment suivi un petit stage , sous le regard bienveillant de l’ artiste Sophie Klesen : je la remercie encore ici de tous ses conseils de professionnelle et de sa bonne humeur communicative 😉
Nous étions aussi en bonne compagnie puisque parmi les « apprentis-enlumineurs » se trouvait l’ illustratrice scientifique et naturaliste  Agathe Haevermans !!
Beaucoup d’échanges fructueux donc …dans une ambiance studieuse et  la conviviale :)

Voici le résultat de mes trois réalisations (copies!)

Beaucoup de cafouillis :  il me faudra en faire encore de nombreux autres avant de maîtriser les différents  matériaux et acquérir de la précision…!