Initiation à l’enluminure

J’ai récemment suivi un petit stage , sous le regard bienveillant de l’ artiste Sophie Klesen : je la remercie encore ici de tous ses conseils de professionnelle et de sa bonne humeur communicative 😉
Nous étions aussi en bonne compagnie puisque parmi les « apprentis-enlumineurs » se trouvait l’ illustratrice scientifique et naturaliste  Agathe Haevermans !!
Beaucoup d’échanges fructueux donc …dans une ambiance studieuse et  la conviviale :)

Voici le résultat de mes trois réalisations.

Beaucoup de cafouillis :  il me faudra en faire encore de nombreux autres avant de maîtriser les différents  matériaux et acquérir de la précision…!

 

 

Allégorie de la peinture d’après Lagrenée

ou…L’Amour des Arts console la Peinture des écrits ridicules et envenimés de ses ennemis.

Ma dernière copie terminée :)

Lagrenée
Huile sur toile format 5 Figure

L’original se trouve au musée du Louvre mais n’est, semble-t-il,  pas visible actuellement.
Ce tableau est une réponse du peintre face aux critiques…

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La toile à peindre

« La toile a peu à peu supplanté le bois, car elle se prête plus facilement à toutes les utilisations. Au début, les artistes ont employé le lin,matériau très fin. Puis dès le 17ème siècle, apparaît le chanvre, matériau plus grossier, mais moins coûteux, puis ensuite le lin sergé et la toile de jute. Les artistes jouent avec le tissage de la toile qui reste parfois visible sous la peinture. »  source

La serge, qui est l’une des 3 armures principales du tissage, se caractérise par des côtes obliques sur l’endroit et sont unis sur l’envers . source

Claude Lorrain a  utilisé ce type de toile pour beaucoup de ses tableaux . source

En zoomant, on peut  constater ici ,par exemple, les « petits traits » obliques du tissage.

zoom

Vermeer : la récidive

En 2010 première tentative hasardeuse (que certains d’entre vous connaissent !)
En 2013 l’étude du regard
En 2015 visite « à domicile »
Enfin en 2016, je me lance à nouveau dans cette folie douce : copier Vermeer…

Ce tableau appartient au genre pictural appelé tronie .

Le format original de la Jeune fille à la perle »est de 44,5 x 39 cm.

(Par facilité, j’ai opté pour un format F8 : force est de constater que cela ne correspond plus à l’effet « quasi carré » choisi par Vermeer )

Sur le site de la Bibliothèque de l’Université d’Amsterdam j’ai trouvé un texte vraiment intéressant relatant l’examen scientifique de « La jeune fille à perle ».

C’est aussi avec beaucoup d’attention que j’ai parcouru le célèbre site Essential Vermeer qui fournit une mine d’informations sur le peintre et sa technique.

Voici une image provenant du MET : c’est l’œuvre avant sa restauration de 1994.  On y voit  la signature de Vermeer en haut à gauche .

« Ce travail donne lieu à une véritable mise en scène puisqu’il se déroule non pas dans le secret du laboratoire du musée, mais sous les yeux mêmes du public. Le vieux vernis jauni est alors enlevé et remplacé, rendant aux couleurs leur éclat d’origine.
Ce nettoyage a révélé un petit point de couleur constitué de deux taches roses superposées, et figurant un reflet humide juste au-dessous de la commissure gauche des lèvres du modèle. À l’inverse, une petite tache blanche sur la perle, d’une autre main que celle de Vermeer, a été ôtée. » source

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