Vermeer : la récidive

En 2010 première tentative hasardeuse (que certains d’entre vous connaissent !)
En 2013 l’étude du regard
En 2015 visite « à domicile »
Enfin en 2016, je me lance à nouveau dans cette folie douce : copier Vermeer…

Ce tableau appartient au genre pictural appelé tronie .

Le format original de la Jeune fille à la perle »est de 44,5 x 39 cm.

(Par facilité, j’ai opté pour un format F8 : force est de constater que cela ne correspond plus à l’effet « quasi carré » choisi par Vermeer )

Sur le site de la Bibliothèque de l’Université d’Amsterdam j’ai trouvé un texte vraiment intéressant relatant l’examen scientifique de « La jeune fille à perle ».

Edit : du 26 février au 12 mars 2018, une équipe internationale de scientifiques, restaurateurs et chercheurs a entrepris un examen technique de l’œuvre
–> à suivre ici (en anglais)

C’est aussi avec beaucoup d’attention que j’ai parcouru le célèbre site Essential Vermeer qui fournit une mine d’informations sur le peintre et sa technique.

Voici une image provenant du MET : c’est l’œuvre avant sa restauration de 1994.  On y voit  la signature de Vermeer en haut à gauche .

« Ce travail donne lieu à une véritable mise en scène puisqu’il se déroule non pas dans le secret du laboratoire du musée, mais sous les yeux mêmes du public. Le vieux vernis jauni est alors enlevé et remplacé, rendant aux couleurs leur éclat d’origine.
Ce nettoyage a révélé un petit point de couleur constitué de deux taches roses superposées, et figurant un reflet humide juste au-dessous de la commissure gauche des lèvres du modèle. À l’inverse, une petite tache blanche sur la perle, d’une autre main que celle de Vermeer, a été ôtée. » source

Quelques-uns des liens qui vont m’aider à « éclairer ma lanterne » :

weld
copaiba basalm
Copaifera langsdorfii

Support, sizing and grounding
Vermeer’s palette
The dark background
Underpainting

Prise de  notes au cours de mes recherches :

  • Préparation du support : encollage, craie, blanc de plomb, un peu d’ocre , noir, huile de lin ; texture épaisse cachant la structure de la toile probablement passée au couteau
  • Impression : gris neutre + pointe oxyde rouge
  • Ébauche : parties sombres, ombres profondes visage, turban, veste  (noir d’os +ocre jaune et ocre brune –> terre d’ombre naturelle probable ; garance, vermillon et ocre rouge dans les ombres du nez et des lèvres)  ; parties éclairées de la chair : ton crème chaud
  • Éxécution finale : une seule couche de peinture pour les différentes zones colorées (personnage et arrière-plan) Au cours du travail, Vermeer change progressivement le mélange de pigments et avance en allant de l’arrière-plan vers la silhouette et vice versa…
  • Draperie bleue : outremer principalement + ocre jaune + un rouge organique + blanc de plomb
  • Veste : ocre jaune, blanc de plomb, outremer
  • Arrière-plan : la teinte verdâtre est faite d’indigo + réséda –>article détaillé  sur ce pigment utilisé par Vermeer
  • Vermeer utilise plusieurs sortes de noir : noir d’os (bleuâtre) et  noir de carbone (brunâtre)

 –> Pour aller plus loin :
Vermeer de Delft et les scènes de genre: Le maître hollandais de la lumière
Histoire de peinture : Vermeer fin et flou Daniel Arasse
Vermeer.La fabrique de la gloire  Jan Blanc
Article du MET

…à bientôt 🙂

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