Archives par mot-clé : techniques anciennes de peinture

Vernis cuit au mastic de Chio(s) en larmes

Chios a une particularité mondiale, il s’agit du seul endroit au monde où le tronc et les branches du lentisque pleurent. La légende raconte que les lentisques se sont mis à pleurer en voyant le martyre atroce de Saint Isidore torturé pour sa croyance du christianisme. Par la suite, les larmes sèchent et coagulent pour donner l’odorant mastic.

Bien qu’il existe des lentisques sur toute l’île, le plus incroyable est que la production du mastic n’est récoltée que dans le Sud, dans les Mastihohoria (villages à mastic). Des régions un peu plus au Nord, entièrement recouvertes d’arbres à mastic n’ont pas le privilège de le produire. C’est donc justement que le mastic est le symbole de Chios. Il existe également l’hypothèse que le nom de Chios a une origine phénicienne.

–> Le savoir-faire de la culture de mastiha à l’île de Chios

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copie jeune fille à la perle, copie classique, Vermeer

La jeune fille à la perle d’après Vermeer

Parce qu’il a bien fallu me résoudre à mettre un terme à ma périlleuse entreprise…j’ai décidé que j’en avais terminé avec la jolie demoiselle !

Edit : du 26 février au 12 mars 2018, une équipe internationale de scientifiques, restaurateurs et chercheurs a entrepris un examen technique de l’œuvre
–> à suivre ici (en anglais)

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copie jeune fille à la perle, copie classique, Vermeer
huile sur toile 8F
Photo de l’original prise au musée

 

 

Méthodes de report d’un dessin

Papier calque enduit

« Après avoir retracé son dessin sur un papier calque transparent, on passe un jus de couleurs à l’huile (très diluées à l’essence) au verso de la feuille. Au bout de quelques minutes, on peut se servir de ce papier ainsi enduit de couleurs, comme une feuille de carbone ordinaire.
L’avantage de ce procédé c’est qu’il évite d’introduire dans les dessous un produit étranger à la peinture » source

Technique du poncif

On peut utiliser du papier calque (pas trop fin) ; pour percer il est conseillé de procéder sur une surface souple telle que du feutre par exemple . On peut utiliser une grosse épingle et/ou cet outil utilisé par les couturières.

Feuille enduite de pigment en poudre (c’est cette méthode que j’utilise le plus souvent)

Sur un papier assez fin (type pelure ou papier de soie) je frotte doucement une face avec une « poupée » imprégnée de pigment ; on peut aussi passer le pigment avec une boule de coton hydrophile.

La feuille est intercalée entre le dessin et le support. Je fais le tracé au stylo bille fin.

Elle peut me servir ultérieurement ; j’en prépare à l’avance avec différents pigments selon les besoins …

Ou bien encore frotter directement du pigment au recto de la feuille dessinée (ou photocopiée) mais dans ce cas définitivement salie .

Afin d’éviter les déplacements en cours d’exécution, il est prudent de maintenir le dessin avec du scotch (de masquage par exemple).