Archives par mot-clé : techniques de peinture

Préparation d’un vernis-gel ou gelée flamande

St Luc peignant la Vierge, Marteen Van Heemskerck
St Luc peignant la Vierge Marteen Van Heemskerck Huile sur bois 207,5 x 144,2 cm

Cette œuvre se trouve au musée des Beaux-Arts de Rennes

détail du tableau

« Avec ce médium, le peintre donne à ses figures l’apparence de la vie qui anime ses modèles. » En fait, à travers ces couleurs et ce médium, qualifié par Arasse d’« infime goutte de vie », ce sont tous les concepts de la physico-chimie de la peinture qui transparaissent. En particulier, l’ajout d’un tel gel va pouvoir modifier la fluidité de la matière picturale, la saturation de la couleur et produire des effets spécifiques sur l’œuvre finale tels qu’une matière lisse et brillante ou un empâtement qui révèle une texture grâce au mouvement du pinceau durant le geste du peintre. Aujourd’hui, la reconstitution de ces produits, en suivant des procédés décrits de manière plus ou moins précise dans des livres de recettes, combinée à l’analyse de leur propriétés rhéologiques, nous renseignent sur l’écoulement de la matière picturale sous l’effet du pinceau, la formation du film de peinture et son séchage, et de là, sur les motivations qui ont conduit à ces formules chimiques souvent complexes. Par exemple, pour s’en tenir à cette matière sous forme de gel sur la palette de Van Heemskerck, la propriété thixotrope du produit fait que la peinture va s’écouler doucement et facilement sous le geste du pinceau puis, lorsque la main se relèvera, que la matière restera en place et ne s’écoulera plus. « source

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Vernis cuit au mastic de Chio(s) en larmes

Chios a une particularité mondiale, il s’agit du seul endroit au monde où le tronc et les branches du lentisque pleurent. La légende raconte que les lentisques se sont mis à pleurer en voyant le martyre atroce de Saint Isidore torturé pour sa croyance du christianisme. Par la suite, les larmes sèchent et coagulent pour donner l’odorant mastic.

Bien qu’il existe des lentisques sur toute l’île, le plus incroyable est que la production du mastic n’est récoltée que dans le Sud, dans les Mastihohoria (villages à mastic). Des régions un peu plus au Nord, entièrement recouvertes d’arbres à mastic n’ont pas le privilège de le produire. C’est donc justement que le mastic est le symbole de Chios. Il existe également l’hypothèse que le nom de Chios a une origine phénicienne.

–> Le savoir-faire de la culture de mastiha à l’île de Chios

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papier préparé, pointe d'argent, techniques anciennes

Papier préparé pour pointes de métal

Pour dessiner à la pointe de métal (argent, or, cuivre, étain, etc..) il est nécessaire d’apprêter le papier avec un enduit légèrement abrasif : cela va permettre de retenir les fines particules de métal.

Je choisis un papier aquarelle « grain satiné » d’un grammage de 300gr minimum que je monte sur châssis (ou sur un morceau de contreplaqué pour les petits formats) en suivant le même processus qu’ici .

Deux possibilités :  un enduit traditionnel  ou un enduit acrylique.

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Préparation d’un support papier sur châssis

J’utilise cette méthode simple, efficace et économique pour peindre des ébauches à l’huile par exemple.

Fournitures

Selon la destination : du papier kraft ou papier recyclé (s’il supporte bien d’être mouillé) ou papier aquarelle.
Une agrafeuse de ce type
Pour cette utilisation, je choisis un modèle de baguettes « chanfreinées » pour châssis nu plutôt qu’un châssis simplement biseauté. (autre fournisseur)

Châssis-numini

Mise en oeuvre

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Méthodes de report d’un dessin

Papier calque enduit

« Après avoir retracé son dessin sur un papier calque transparent, on passe un jus de couleurs à l’huile (très diluées à l’essence) au verso de la feuille. Au bout de quelques minutes, on peut se servir de ce papier ainsi enduit de couleurs, comme une feuille de carbone ordinaire.
L’avantage de ce procédé c’est qu’il évite d’introduire dans les dessous un produit étranger à la peinture » source

Technique du poncif

On peut utiliser du papier calque (pas trop fin) ; pour percer il est conseillé de procéder sur une surface souple telle que du feutre par exemple . On peut utiliser une grosse épingle et/ou cet outil utilisé par les couturières.

Feuille enduite de pigment en poudre (c’est cette méthode que j’utilise le plus souvent)

Sur un papier assez fin (type pelure ou papier de soie) je frotte doucement une face avec une « poupée » imprégnée de pigment ; on peut aussi passer le pigment avec une boule de coton hydrophile.

La feuille est intercalée entre le dessin et le support. Je fais le tracé au stylo bille fin.

Elle peut me servir ultérieurement ; j’en prépare à l’avance avec différents pigments selon les besoins …

Ou bien encore frotter directement du pigment au recto de la feuille dessinée (ou photocopiée) mais dans ce cas définitivement salie .

Afin d’éviter les déplacements en cours d’exécution, il est prudent de maintenir le dessin avec du scotch (de masquage par exemple).