
Daily painting 1/6
« Triomphe de la sensibilité, la délicatesse est au bord de l’abîme de la sensiblerie. Le philosophe empiriste anglais, David Hume, distingue ainsi entre la délicatesse de passion (une trop grande sensibilité) et la délicatesse de goût qu’il s’agit, elle, de cultiver pour apprécier le beau. Le sensible pourrait ainsi cesser de pâtir de ses émotions trop vives en s’habituant à apprécier les belles choses et dompter ses réticences à la fréquentation de l’agréable. »
Et pour aller plus loin :
« Chacun ses goûts, n’est-ce pas ? et pourtant, tous les goûts ne se valent pas… Comment se fait-il que tout un chacun souscrive spontanément à ces deux évidences pourtant contradictoires ? Comment affirmer que des goûts et des couleurs, on ne discute pas, sans pour autant consentir à ce que toutes les opinions se valent ? » Source
« J’aime voir la collection mésopotamienne au Louvre. En regardant une statue, je ne connais pas l’homme qui l’a faite, ni la déesse, ni le roi à qui elle s’adresse et pourtant je ressens quelquechose. »
« Ma peinture est un espace de questionnement et de méditation où les sens qu’on lui prête peuvent venir se faire ou se défaire. […]Je ne demande rien au spectateur, je lui propose une peinture : il en est le libre et nécessaire interprète. »
« Quand je sais pourquoi j’aime une chose, je l’aime déjà un peu moins. L’oeuvre est intéressante dans la mesure où elle échappe à l’intention de son créateur et à l’explication du spectateur. »
Papier calque enduit
« Après avoir retracé son dessin sur un papier calque transparent, on passe un jus de couleurs à l’huile (très diluées à l’essence) au verso de la feuille. Au bout de quelques minutes, on peut se servir de ce papier ainsi enduit de couleurs, comme une feuille de carbone ordinaire.
L’avantage de ce procédé c’est qu’il évite d’introduire dans les dessous un produit étranger à la peinture » source
Démonstration par David Gray
Technique du poncif
On peut utiliser du papier calque (pas trop fin) ; pour percer il est conseillé de procéder sur une surface souple telle que du feutre par exemple . On peut utiliser une grosse épingle et/ou cet outil utilisé par les couturières.
Feuille enduite de pigment en poudre (c’est cette méthode que j’utilise le plus souvent)
Sur un papier assez fin (type pelure ou papier de soie) je frotte doucement une face avec une « poupée » imprégnée de pigment ; on peut aussi passer le pigment avec une boule de coton hydrophile.
La feuille est intercalée entre le dessin et le support. Je fais le tracé au stylo bille fin.
Elle peut me servir ultérieurement ; j’en prépare à l’avance avec différents pigments selon les besoins …
Ou bien encore frotter directement du pigment au recto de la feuille dessinée (ou photocopiée) mais dans ce cas définitivement salie .
Afin d’éviter les déplacements en cours d’exécution, il est prudent de maintenir le dessin avec du scotch (de masquage par exemple).
Une autre méthode expérimentée récemment : le papier transfert non gras
Nouvelle tirée du recueil La peau de tigre de Théophile Gautier
« Les Feuillets de l’album d’un jeune rapin sont la confession d’un peintre qui, après beaucoup d’échecs et de déceptions, finit, avec humour, par être assez content de sa situation … » source
Un rapin : dans les ateliers de peinture , c’est un jeune élève, apprenti peintre.
Au sens péjoratif : peintre sans talent et d’allure bohème . Source
Faublas
Martyre de Saint Symphorien
Les Quatre saisons François Boucher
Les Quatre parties du monde
Tu Marcellus eris (Allusion aux paroles que Virgile (l’Enéide, VI, 883) met dans la bouche d’Anchise montrant à Enée, dans les Enfers, parmi les glorieux descendants de sa race, le jeune Marcellus, neveu d’Auguste et son héritier présomptif, qui mourut prématurément. Tu seras Marcellus! C’est une promesse du ciel qui ne se réalisera pas. source
Apelles
Eau seconde :